
Baroudeur, débrouillard, diplômé ou non... La route vers l’emploi n’est pas impossible. Avec un minimum d’expérience dans son domaine, ou en jouant sur les relations, de nombreuses portes vous seront ouvertes. Les Congolais moyens, qu’ils soient chauffeurs de taxis,ouvriers ou vendeurs de cacahuètes, vous diront tous que « le travail, ça se fait rare ». Le gouvernement leur a promis,lors des élections présidentielles de 2002, 40 000 emplois.
Le chômage des jeunes avec son cortège de méfaits (toxicomanie, alcoolisme, prostitution précoce, violence) ne cesse d’augmenter. « Si le Congo souffre, disent-ils, c’est parce que la France maintient les dictateurs au pouvoir, et cela nous empêche de travailler dignement dans notre pays. » Mais d’un autre côté, ils poursuivent :« Nous avons besoin des Européens et des Américains, pour qu’ils implantent des usines et qu’ils puissent nous embaucher. »
Une main-d’oeuvre « pas chère » pour les entreprises, qui exploitent dans la majorité des cas leurs employés. En moyenne, sur une dizaine d’expatriés, vous aurez un peu moins d’une centaine de Congolais en main-d’oeuvre locale.
Le recrutement des Congolais reste malgré tout « une histoire de famille ». Parce qu’il est le fils ou le beau-fils de « untel » qui travaille dans telle société, il faut l’embaucher. L’expatrié, quant à lui, est généralement recruté depuis l’étranger au sein de l’entreprise qui lui donne une mutation ou bien lui confie une mission au Congo pendant quelques années (en moyenne trois ans). Un choix ? Pas toujours... Juste un tremplin pour l’expérience professionnelle, « un passage au Congo ». Souvent considéré comme « la punition » en terme de pays d’expatriation pour les employés des grandes entreprises implantées dans d’autres destinations idylliques...
Mais, détrompez-vous, le Congo est finalement une des destinations les plus agréables d’Afrique et les avantages liés à l’expatriation sont nombreux. Et pour trouver du travail,des solutions existent. Consultez les sites Internet des grands groupes qui ont des filiales au Congo, les sites des cabinets de recrutement spécialisés sur l’Afrique,ou encore les sites d’emploi international.Mais la meilleure solution, c’est d’être sur place. Arriver « sans contrat d’expatriation » au Congo est un pari culotté. Mais, le culot, il en faut pour réussir en Afrique.
Chasse aux petites annonces dans les journaux panafricains (La Semaine Africaine), porte-à-porte, bouche-à-oreille... Pour les ressortissants français, adressez un CV à l’ambassade ou au consulat de France. Ils auront certainement des offres d’emploi à vous proposer,mais pas forcément dans votre domaine.
Si le demandeur est pressé et si ses exigences ne sont pas pointues, votre disponibilité immédiate sera le meilleur atout.Vous pourrez être embauché du jour au lendemain. Quant à la majorité des grosses sociétés (essentiellement à Pointe-Noire) du secteur pétrolier,parapétrolier,transitaire, elles recherchent fréquemment du personnel pour des postes administratifs,commerciaux,comptables.
Bien souvent, elles ne recrutent que leurs ingénieurs depuis leurs pays.Pour le reste du personnel de l’entreprise, l’embauche se fait sur place.Toutefois, vous pouvez aussi être embauché « à la congolaise » parce que vous connaîtrez telle ou telle personne.
© Marie de Clauzade
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